Dimanche 31 Mai – J 1: Brionne -> St Martin d’abbaye (45)

Lundi 1er Juin – J 2: St Martin l’abbaye (45) -> Murat (15)

Murat


Mardi 2 Juin – J 3 : St Flour – Soir: Ruynes en Margueride


Mercredi 3 Juin – J 4: Barrage de Grandval – Soir: Chaudes Aigues







Jeudi 4 Juin – J 5: Rando: les Granges – Pluie toute la journée à partir de 10H00 – Soir: Chaudes Aigues
Vendredi 5 Juin – J 6: Rando au départ de St Urcize – Soir: St Urcize
Samedi 6 Juin – J 7: Rando au départ de Curieres (Cascade de Devez) – Soir: Camping de St Chely d’Aubrac





Dimanche 7 Juin – J 8: Rando: Soir: Soulage-Bonneval



En milieu d’après-midi, Catherine et moi étions à la recherche d’un emplacement tranquille où nous pourrions passer la nuit.
Nous avions passé le début de journée à Laguiole et nous avions trouvé cette cité bruyante et très touristique et pour échapper au brouhaha de la ville nous nous étions enfoncés dans la campagne profonde.
Au détour d’un chemin, nous sommes tombés sur le petit village du Cayrol.
Il s’agissait d’un petit village typique avec une église fortifiée. Sur la place du village, assis au pied du monument aux morts, discutaient deux anciens. Au premier abord, nous les avions pris pour un couple mais, en nous approchant, nous vîmes que la personne que nous avions pris pour une femme était en fait un homme aux cheveux longs.
Tandis que l’on s’approchait d’eux, nous vîmes des regards suspicieux.
Pour éviter toute animosité et après avoir salué nos deux comparses, je m’enquéris de leur demander si l’Eglise fortifiée était visitable.
L’homme aux cheveux courts, avec un sourire malicieux me dit alors qu’il fallait se méfier des touristes en camping car, que des choses de valeurs se trouvaient dans les églises et qu’il valait mieux garder ces lieux sous clé .
Par contre, il nous a avoué être l’historien du village, qu’il s’appelait Gérard Mirabel, qu’il était entrain d’écrire un livre et que si nous le souhaitions , il pouvait nous faire visiter sa maison, vieille de 500 ans. Catherine était un peu réticente mais pour ma part, j’acquiessais aussitôt de la tête et voilà notre Gérard qui se lève avec difficulté.
On voyait un homme sans doute usé par le travail qui avait le pied droit complètement déformé et qui se déplaçait avec une canne.
Il semblait heureux qu’on lui ait dit oui.
Et nous voilà, tous les trois partis vers sa maison.
Elle n’était pas très loin.
Il s’agissait d’une maison en pierre, où l ‘on pénétrait en descendant deux marches et où la fraîcheur jurait par rapport à la chaleur extérieure.
A peine arrivé chez lui, Gérard s’est assis et nous a proposé une chaise. Je me suis assis mais Catherine a préféré rester debout, prétextant être toujours assise dans le fourgon.
Gérard m’a montré une pille de documents et m’a dit: « J’ai fait un discours pour mes 60 ans, vous pouvez le lire! »
Je lui répondis: « Vous devez le connaître par cœur, vous ne voulez pas nous le réciter. »
Il m’a répondu, non, non, c’est vous!
Je me suis donc exécuté et ai lu le texte à haute voix.
C’était un beau texte, retraçant sa vie de paysan, parlant de sa famille éparpillée dans le monde.
C’était assez émouvant.
Il était touchant ce bonhomme perdu dans la nature.
Je lui ai dit: « Et vous n’avez pas peur de faire rentrer des inconnus chez vous avec tout ce que l’on voit aujourd’hui? »
Il a alors sorti un couteau de sa poche et a dit: « Si celui là, je m’en sers, le gars n’ira pas bien loin! »
Sacré Gérard. Belle personne.

Gérard Mirabel
















Rendez vous avec Véronique et Pierre en Tourraine et retour à la maison le dimanche 14 juin 2026 en fin d’après midi après avoir parcouru 1.707 km


